Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 00:58

   Je sors donc de l'avion munie de mon passeport et de deux papiers, un à présenter à la police fédérale, l'autre à je ne sais pas qui, qui concerne la grippe A, où nous devons inscrire notre nom, le numéro sur lequel on peut nous joindre en cas d'urgence, et où nous devons cocher si nous présentons tels symptômes ou rien du tout.

  Nous arrivons dans une sorte de sas, où les passagers se divisent en deux files, les brésiliens et les non brésiliens. Tout le staff de l'aéroport porte des masques, ce qui me donne l'impression que nous venons d'un endroit forcément contaminé. Même si je pense que les précautions sont indispensables, surtout dans un pays où l'accès aux soins n'est pas aussi facile qu'en France, ça fait un peu psychose tout ça !

   Bref, je dois attendre plusieurs minutes avant de présenter mon passeport et le premier papier à la police fédérale. Ensuite je donne le papier de la grippe à une autre personne, récupère facilement ma valise et mon sac à dos de randonnée et me dirige vers la sortie lorsqu'une dame m'arrête et me demande un autre papier, que je n'ai pas rempli, car le brésilien à côté de moi m'avait dit qu'il était destiné aux brésiliens uniquement ! Tu parles, il s'agissait en fait d'un papier où nous devions dire si nous transportions des médicaments, et si c'était pour notre usage personnel. Vu ma tête d'ahurie, la dame me croit quand je lui dis que oui, j'ai des médicaments et que oui, c'est pour moi, et me laisse passer.

   Une fois sortie de la salle, je retrouve Isabel, une étudiante de 23 ans qui était l'année dernière à Lille en échange, et une amie à elle. Elles sont venues en voiture, nous montons donc toutes les trois à l'intérieur et prenons la route : il s'agit de remonter la côte, car l'aéroport est au sud et Isabel vit tout au nord ! Nous traversons donc le fameux quartier de Boa Viagem, dont Isabel m'avait déjà parlé, comme étant un quartier riche, avec des grosses voitures, des grosses maisons, moche, bref, pas cool.

   En effet, au fur et à mesure que nous remontons la longue avenue Boa Viagem, je vois surtout des grands immeubles moches, avec des toutes petites fenêtres, et qui sont entourés de remparts. De l'autre côté, la plage, avec des vagues énormes (que je ne pourrai pas bodyboarder ou surfer à mes heures perdues ^^, pour cause de requins), et sur la promenade, des terrains de basket, de foot, de tennis sur lesquels se défoulent beaucoup de gens, ainsi que des petites structures pour se muscler, ce qui permet aussi à certains de bien s'exhiber devant les passants !

  Le long de la promenade, il y a aussi plein de petites échoppes toutes colorées, et qui proposent plein de boissons que j'ai hâte de goûter ! Nous avons ensuite traversé un pont (la ville de Recife en compte plusieurs car, vu de Google Map, elle est construite sur un delta). Nous sommes passés par une mini zone de ce qu'en France on appelerait "non-droit", c'est-à-dire avec plein de bâtiments fermés, beaucoup de personnes à trainer ou à dormir, bref, pas le genre d'endroit où il doit être sure de se balader la nuit. Ensuite, nous sommes entrées dans le quartier antique de Recife, où habite Isabel.

  Pour ce qui est de la conduite, les brestois, vous ne pouvez pas rivaliser : très sportive, car il s'agit d'éviter les nids de poule, les cyclistes qui arrivent en sens inverse, les gens qui se rabattent de tous les côtés... ma tête a cogné plusieurs fois la fenêtre ! Ah oui et l'amie d'Isabel, qui était au volant, donnait souvent des petits coups de klaxon : je me demandais pourquoi, vu qu'il n'y avait personne qui semblait la gêner ! Après avoir posé la question à Isabel, j'ai eu la réponse : en fait, c'était pour remercier les voitures qui la laissaient passer. 

  Diana nous a déposé chez Isabel. C'est une maison assez originale : devant, il y a l'allée pour ranger la voiture, un peu d'herbe et sur la gauche, un grillage qui mène à un jardin plutôt luxuriant ! Je prendrai des photos demain, pour vous montrer l'arbre qui a donné son nom au Brésil. Bref, on entre dans la maison par une sorte de véranda : en fait, il n'y a pas de fenêtre, à la place, il y a une grille en fer peinte en blanc, ce qui fait que la véranda n'est pas vraiment fermée mais que personne ne peut entrer à l'intérieur de la maison une fois la porte grillagée fermée. Dans cette véranda, il y a un salon, des canapés... une pièce qui elle-même n'a pas de fenêtre mais des colonnes donne sur cette véranda, c'est le vrai salon. Il y a aussi la cuisine, qui est presque entièrement faite de carrelage. La fenêtre n'en est pas vraiment une, car elle ne s'ouvre pas, ce sont plutôt des petites vitres pas transparentes (je ne trouve plus le mot !!!) qui coulissent pour laisser passer l'air.

   Derrière la cuisine, la chambre que partagent Isabel et sa soeur, avec le même système de fenêtre, et la salle de bain avec le fameux système des toilettes. Bon c'est pas top, mais je vous explique : en fait, comme au Portugal, le tuyau est tellement petit qu'il est impossible de mettre le papier dans la cuvette comme en France : on le met dans une poubelle à part, qui heureusement ici, est changée tous les jours... Bref, dans cette première salle de bain, il n'y a pas d'eau chaude : on la trouve dans la deuxième salle de bain, celle des parents d'Isabel, à côté de leur chambre. En effet, il n'y a pas de ballon d'eau chaude, il faut actionner un bouton du paumeau de douche (à l'italienne ici, mmmmm !!!) et ouvrir le robinet : là, on entend le paumeau faire un peu de bruit, et l'eau se réchauffe ! Pour les lavabos, un seul robinet et pas d'eau chaude ! En même temps, vu la température, ça n'est pas si nécessaire que cela. Ah oui, il ne faut pas boire l'eau du robinet ici, sinon on tombe malade : l'eau s'achète donc en grosses bombonnes et la famille d'Isabel la filtre une nouvelle fois avant de la boire.

   La mère d'Isabel m'accueille tout sourire avec un "Bonjour!". Nous nous asseyons à table. Au menu : de la soupe de pommes de terre, du poulet, du riz (la base) mais pas de haricots (l'autre base). Et au dessert, un yaourt Nestlé à la fraise. Ca va, le dépaysement n'est pour l'instant pas si flagrant niveau nourriture !

Par contre, il l'est niveau température : 24 degrés environ à 22h ! Ca change ! En sachant que c'est l'hiver, ou plutôt, la saison des pluies : d'ailleurs, il se met à pleuvoir et l'atmosphère est tout de suite moins lourd. Je me connecte sur internet mais il est tard en France, du coup, il n'y a pas grand monde de connecté. A ce même moment, j'entends des chants dehors, qui ressemblent à des prières. Isabel me dit de ne pas m'inquiéter, il s'agit de son voisin qui, depuis que sa femme est partie, a rencontré Dieu en essayant de se suicider et hurle régulièrement, en sortant de la voiture, devant chez lui, ou dans son salon, si bien que Isabel et ses parents ont déjà failli appeler la police pour le faire taire. Mais ce soir, pas de signe du voisin ! 

  Je lutte jusqu'à 23h (4h, heure française) avant d'aller me coucher, épuisée. Je m'endors presque sur le coup, après avoir repoussé ma couette au bout du lit.
  

Par Morgann
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /Juil /2009 22:41

Bonjour tout le monde !

Hé oui, Bonjour parce qu'ici, il est 17h44 ! Mais bon, ça ne veut rien dire parce que là il fait presque nuit noire, le soleil s'est couché en 20 minutes top chrono !

Ma première vraie journée brésilienne se termine donc ! Et je compte bien vous faire part de mes impressions !

Tout d'abord, le départ ! Pas très simple de partir de Brest et de laisser ceux qu'on aime derrière soi... Mais heureusement que les portables existent, et que les SMS sympas continuent d'arriver !

Après deux jours à Disneyland avec mes parents et mes frères, nous voilà à l'aéroport d'Orly, terminal West, où nous prenons un petit déjeuner avant que j'aille me faire enregistrer et que j'entre dans la salle d'embarquement, toute seule.

Je ne vois quasiment pas le vol Paris-Lisbonne : un Veridis Quo de Daft Punk dans les oreilles un peu avant et un peu après le décollage, et me voilà au pays des songes, je préfère, ça me permet de ne pas trop cogiter sur ce qui est en train de m'arriver, et d'oublier aussi que derrière moi, il y a un gamin qui donne des coups de pieds dans mon siège sans que ses parents ne disent rien, et que j'ai une furieuse envie de faire pipi alors qu'il y a un tétraplégique au bout de l'allée...

Bref, arrivée à Lisbonne, j'ai du mal à m'orienter, et dès que je vois une flèche avec le numéro de ma porte, je fonce, passe l'enregistrement et oublie de m'acheter à manger... un petit appel aux parents et je prends une navette qui nous amène aux pieds de l'avion, le plus grand que je n'ai jamais pris, 2 + 4 + 2 sièges par rangée, une couverture & un oreiller par siège ainsi qu'un écran TV qui nous permet de voir en temps réel notre progression, la température extérieure (-50° pendant le vol), notre altitude (12000m), notre vitesse (entre 800 et 900 km/h), l'heure locale de départ, l'heure locale d'arrivée... J'en profite pour regarder un dessin animé en 3D en portugais (zappant parfois sur la version anglaise), et le dernier film avec Zac Effron, en me disant que ok, il est mignon mais y a pas de quoi être hystérique.

Pendant le vol, ma faim est rassasiée puisque la compagnie TAP nous propose un repas, et une collocation juste avant notre arrivée ! Je discute aussi avec mon voisin, dans la mesure du possible car il est brésilien. Il me dit être manager de plusieurs groupes, c'est d'ailleurs pour ça qu'il rentre d'Europe, après la tenue de plusieurs concerts. Quand je lui dis que je vais étudier le journalisme à Recife, il me donne sa carte et me dit que si je veux, il peut me faire rentrer à TV Globo, une grande chaîne brésilienne je crois (mais pas forcément la meilleure niveau qualité), je le note ! Pour un stage, ça serait pas mal !

Peu à peu, le jour se couche, il n'est pourtant que 16h à Recife. J'en profite pour sortir discrètement mon appareil photo (je ne sais pas s'ils sont autorités et puis ça fait un peu ringard - grosse dédicasse pour Laure !) et prend un petit cliché de l'aile de l'avion avec en fond, l'horizon, et dessous, l'océan Atlantique (ok, j'ai un peu flippé en voyant sur mon écran l'océan et au milieu, le dessin de mon avion!).


On s'approche de Recife, je vois plein de petites lumières et devine la mer, puis les avenues et toutes les voitures qui les parcourent... Atterrissage impeccable, mon écran indique que la température extérieure est de 28 degrés, il est 19h45, me voilà au Brésil.

Par Morgann
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 16:20

Je n'y suis pas encore et pourtant je n'arrête pas d'y penser : comment est Recife ?

Là aussi, les avis divergent beaucoup, et je ne pourrai être fixée qu'une fois sur place et au bout de quelques mois.

Pour information, Recife est la capitale du Pernambuco, Etat fédéré qui se trouve dans la région du Nordeste, la région la plus pauvre du Brésil. C'est d'ailleurs du Pernambuco qu'est originaire l'actuel Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, dont le parti est à la tête de la ville de Recife. Recife est jumelée avec Nantes.

Recife est la 5e agglomération brésilienne et compte environ 3,7 millions d'habitants (deux fois plus que "l'aire urbaine" de Lyon). Le centre-ville de Recife est appelé la "Venise brésilienne", on y retrouve de beaux immeubles qui datent de l'époque où Recife était une plaque tournante du commerce de coton et de sucre.

La ville connaît un climat tropical, avec peu de variations de températures : il y a la saison des pluies (celle que je vais connaître en arrivant fin juillet) de mars à août et la saison sèche de septembre à février. et la saison dite sèche. Toute l'année, la température moyenne est comprise entre 24 et 26,6 degrés.

La côté du Pernambuco abrite de magnifiques plages. Il y en a aussi à Recife et à Boa Viagem, mais apparement, il vaut mieux éviter de se baigner à cause des requins. Néanmoins, par bus, de très belles plages sont accessibles au nord et au sud de la ville.

Ah oui, et pour les amateurs de foot, Juninho est né à Recife

Les disparités sociales sont très importantes selon les quartiers, et comme dans toutes les grandes villes brésiliennes, on retrouve à Recife les favelas, bidonvilles brésiliens.


Voilà, il ne me reste plus qu'à découvrir de moi-même la ville de Recife !

Par Morgann
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 15:55

    Pour ceux qui débarqueraient par hasard sur mon blog, je pense que je leur doit quand même une petite explication : pourquoi vais-je étudier pendant un an au Brésil ? Et pourquoi à Recife?

    Il se trouve que l'année à l'étranger est obligatoire dans le cursus des étudiants de Sciences Po Lille. Elle peut se dérouler de deux manières : soit l'étudiant choisit d'effectuer un stage dit long à l'étranger ainsi qu'un stage court (à l'étranger ou en France), soit il choisit d'aller à l'université dans un autre pays et d'effectuer un stage court (6 semaines minimum). Mais attention, l'étudiant palien ne peut pas choisir "n'importe quelle" université : cette dernière doit être en partenariat avec Sciences Po Lille.

    En effet, début janvier est publiée la liste des universités partenaires de notre école : Allemagne, Etats-Unis, Canada, Argentine, Brésil, Angleterre, Japon, Chine, Espagne, Italie, Liban, pays scandinaves, Russie, Costa Rica, Chili et j'en passe... on en trouve sur (presque) tous les continents ! Pourtant, le nombre limité de places nous oblige à adopter une certaine stratégie : non seulement, il n'y a pas assez de places pour tous les étudiants de 3e année en université, mais en plus, nous sommes classés ! Et selon notre classement, nous avons la "priorité" dans les universités partenaires...ou pas ! L'administration nous demande alors de nous décider entre stage et université, ET, pour ceux qui choisissent l'université, de faire le classement des 5 universités que nous préférons, accompagné d'une lettre de motivation...

    Alors que dès mon entrée à Sciences Po Lille, c'était l'Argentine et surtout Buenos Aires qui m'attiraient le plus, j'ai du me faire une raison : il n'y avait qu'une place, l'IEP ayant cessé ses partenariats avec d'autres universités de la ville. Or, une amie à moi, et mieux classée que moi, voulait cette place. Impossible donc pour moi de l'avoir ! Pourtant, j'ai inscris l'université de Buenos Aires en premier choix, juste "comme ça".

    Le deuxième choix : je voulais rester sur un pays d'Amérique du Sud, mais lequel? Il y avait Mendoza, toujours en Argentine, mais un peu trop loin de la côte à mon goût ! Le Chili, avec Santiago, mais je n'avais pas eu que des échos positifs sur la ville... Et puis ma voisine de 1e année, Anne, m'a parlé de sa collocataire,en 4e année à l'IEP et qui revenait d'un an au Brésil.. Je n'y avais jamais pensé avant ! Après une heure au téléphone, elle m'avait convaincu : son enthousiasme, ses découvertes m'ont donné envie de vivre la même chose et mon deuxième choix s'est donc porté sur l'Universidade Federal de Pernambuco, à Recife, dans le Nordeste, où je pourrai même suivre des cours de journalisme, ce qui n'aurait pas été le cas avec l'autre partenariat de l'IEP au Brésil, une école de commerce à Rio de Janeiro.

   Les trois autres choix ont été faits avec un peu moins de motivation : Mendoza, parce que c'était en Argentine et que ça avait l'air joli, Santiago, parce que c'était une grande ville du Chili et que les critiques entendues à son égard n'étaient pas que négatives et enfin Madrid, au cas où je ne puisse pas aller en Amérique du Sud, et qui est une ville d'Espagne que j'aimerais découvrir. Mais j'étais tellement enthousiaste à l'idée d'aller au Brésil que mon esprit restait "bloqué" au 2e choix sans vraiment imaginer étudier un an dans les autres universités.

  Après plusieurs semaines d'impatience pour beaucoup d'élèves de la promo, nos destinations ont été affichées un mardi matin dans le hall d'entrée : je partais donc pour Recife.

     Seul hic : apprendre le portugais ! Et oui, au Brésil, on parle portugais, langue que je n'ai jamais pratiquée, qui ressemble un peu à l'espagnol et au français mais qui réserve aussi quelques suprises, notamment avec les mots dits "faux-amis". Je me suis donc inscrite à une association brésilienne où j'ai pu suivre quelques cours très efficaces, et maintenant je m'entraine aussi avec un logiciel d'apprentissage de langue qui est plutôt bien fait. Mes cours étant en portugais, je pense galérer au début mais j'espère rapidement m'adapter !

Voilà, vous savez à peu près tout du parcours qui m'a emmené ici !

Par Morgann
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 12:29

Bonjour à toutes et à tous !

Alors voilà, je donne le coup d'envoi de mon blog ! Coup d'envoi relativement précoce certes, mais je dois avouer que plus les jours passent, et plus je ressens un sentiment bizarre, mélangeant impatience et "peur"...

Niveau papiers, tout est prêt, j'ai pu avoir mon visa après moult péripéties, c'est déjà un gros poids en moins ! Il ne faudra pas que j'oublie d'aller m'enregistrer à la police fédérale en arrivant, rien que ça !

Hier, j'étais donc au Consulat du Brésil pour retirer mon visa : salle comble, mots brésiliens perçus (mais pas vraiment compris, il va VRAIMENT falloir que je m'y mette), musique brésilienne d'ambiance et le portrait de "mon" futur Président, Lula ! Rien que la perspective de ne plus (beaucoup) entendre parler de l'actuel me ravit ;)

Maintenant, il s'agit de me faire le répertoire des contacts indispensables (genre les médecins parlant français, le consul...), d'afiner ma garde-robe brésilienne, de prendre encore quelques couleurs et de me préparer mentalement au grand départ !

 

J-28.

Par Morgann
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Présentation

Et aussi...

Pseudo Skype : morgann29

Expressions brésiliennes :)

- Tu num vaaaaaaaaaaaaai !!!
- E ai carai ! Tudo bom ?! Tudo certo e contigo?!
- Foi massa po !
- Mermãoooo
- Tou afim de ...
- é Carnavaaaaaal!
- Beleza !

- Foi foda po !

- Ja foi ja?!

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- Bling (Confession of a King) - The Killers
- Rap das Armas - BO Tropa de Elite
- Little Sister - Queen of the Stone Age
- 1901 - Phoenix
- Boa sorte - Vanessa da Mata

- Soldados - Legião Urbana

-Fiel é o caralho - Gaiola Das Popozudas
 (mais ça c'est plus pour rire ;))

 
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