Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 20:33

Eu odiei o Brasil
Eu adorei o Brasil
e agora que vou embora daqui a pouco, posso falar que eu amo-o.

O limão virou-se meu fruto preferido
O açaí meu energizante favorito
E a graviola é o unico suco que eu bebo.

Tentei o forró no Antigo,
também o frevo no Marco Zero
e fui dançar o funk em Lapa no Rio de Janeiro

Me viciei no por-do-sol em Ipanema
e o sol nascendo em BV, Candeias ou Maracaipe, nunca esquecerei.

Fui tomar banho vestida em Maracaipe e Tamandaré de madrugada

Chorei de decepção, de palavras ruins, de fofocas, de escenas feias e dificis, de saudades, de felicidade, de coisas lindas, de momentos inesqueciveis, de rir.

Gostei de macaxeira mas não frita
Encontrei meu lugar preferido no Antigo para comer-a com charque
Começei a sempre botar farofa
Gostei da feijoada
Comi muitos pasteis & coxinhas
Me viciei em corações de galinha
Bebi Pitú demais
E não aguento Caipirinhas muito mais.

Tive uma turma de jornalismo massa
Amigos lindos
E companheiras de casa adoraveis

Encontrei muitas pessoas boas
E poucas chatas.

Fui assaltada, roubada, mas isso não importa
Perdi mensagens do celular antigo
Mas ganhei outras bem legais no novo

Vi os fogos do Ano Novo em Copacabana
Assisti Candomblé na Bahia
Fiz festa na Casa da Luz Vermelha
E não morgei na Casa da Mazela
Saí em San Telmo, BA,
Curti o Carnaval de Olinda
Não comemorei a Semana Santa mas pra o São João fui pra Grávata
Curti a trance na Unique e a psy na Liquid,
e pra a Copa do Mundo, fui torceadora brasileira.

Já gritei contra os ónibus
Já gritei contra os motoristas
Já gritei contra as administrações
Já fiquei puta de não saber falar direitinho
Já fiquei puta de não entender
Já fiquei puta de não saber explicar
Já fiquei puta de me sentir perdida

Aprendi muito sobre um povo
Aprendi muito sobre eu
Aprendi muito sobre o senso de felicidade e sobre o jeito brasileiro de ser

Para as pessoas que, sem me conhecer, fofocaram sobre eu (até na minha despedida), um conselho: sair um pouco de Recife. Recife é um ovo, não é? Viajar abre o esperito e acaba com os preconceitos. Você aprende a respeitar o outro, mesmo ele sendo diferente de você e tendo costumes diferentes dos seus. É bom aprender e deixar de classificar.

Agora, para todas as pessoas que contribuiram, de perto ou de longe, a deixar esse ano inesquicível, obrigada de todo o meu coração.
Apesar de momentos dificis, apesar de momentos pesados, esse ano foi o melhor, e essa experiência foi a mais forte da minha vida.

 

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Par Morgann
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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 00:37

24 juillet.

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Je suis rentrée. Après près de 365 jours passés au Brésil, me voici de retour en France. Et malgré les retrouvailles très émouvantes avec ma famille et mes amis, je dois vous avouer que mon adaptation est loin d'être facile.

 

Je me dois de vous faire part de mes dernières expériences au Brésil.

 

Chronologiquement, et succintement :

 

- Liquid Sky: une fête électro de 12h à 0h, au bord de la plage. 4000 personnes, en tongs, shorts, débardeurs, maillots de bain, les pieds dans le sable, les mains en l'air, dansant sur de la musique électronique, mixée par plusieurs DJs nationaux et internationauxse succédant sur une grande scène dotée d'un énorme écran projetant des lumières multicolores sur les cocotiers. Magique.

 

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- Les calouradas: on ne change pas une équipe qui gagne. Les fêtes du vendredi soir à la fac auront gagné une fan, malgré la pluie accompagnant l' "hiver" recifense. Stands de boissons, de nourriture, petites scènes avec des concerts, beaucoup d'étudiants regroupés pour passer un bon moment. 

 

- Coupe de journalisme de football: avant la coupe du monde, place au football amateur, entre les étudiants en journalisme de l'UFPE. Je joue avec les filles de 1e année (avec qui je partage le plus de cours), et c'est vêtues de nos maillots oranges et après une lutte acharnée sur le terrain que nous finissons par gagner, tout comme les garçons de notre classe. Une victoire récompensée par des médailles et une coupe, et bien fêtée au Castelinho, une jolie maison des fêtes d'un immeuble très chic de Recife, avec pour vue, la mer.

 

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- Coupe du monde de football: vêtue de mon maillot brésilien de Kaka #10, avec mon bracelet de cheville aux couleurs du Brésil solidement noué, certaine de mon investissement, le Brésil devant logiquement gagner (j'y suis, il doit gagner !). Cette coupe du monde, elle a commencé dès le mois d'avril, quand les petits drapeaux brésiliens accrochés aux voitures ont commencé à apparaître en nombre, quand les plus grands drapeaux ont été accrochés aux fenêtres et que les stands ont fleuri un peu partout dans la ville, proposant  des maillots de foot, des shorts, des bijoux. Avec les matchs sont apparus les fêtes spéciales matchs, les formules spéciales matchs dans les bars et les boîtes (par ici les open bar, par ici les écrans géants, par ici les girafes de bière à tarif intéressant). Et à moi donc, les réunions dans les bars avec les copains étrangers ou brésiliens et les fêtes jusqu'à pas d'heure, commençant avec le match et finissant... bien après le coup de sifflet final ! Mais finalement, le Brésil a perdu. Pour la première fois, j'ai ressenti de la tristesse chez les brésiliens. Comme si le pays était en deuil. Mais dès le lendemain, la joie de vivre avait repris le dessus, les brésiliens regardant déjà vers 2014 et surtout continuant avec leur jeito de ser, leur manière d'être.

 

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- La Saint Jean: o São João, très fêté surtout dans le Nordeste. Pendant 4 jours, Recife se vide de ses habitants, qui vont dans les villes et villages de l'intérieur des terres, où ont lieu des concerts et des animations. On s'habille avec des chemises à carreaux, les hommes se laissent un peu pousser la moustache, les filles se font des tresses et mettent des rubeaux colorés dans les cheveux, des feux sont allumés à chaque coin de rue et c'est parti pour la fête au son du forro! Ah, je dis 4 jours car il s'agit d'un week end prolongé par des jours fériés, mais il y a des fêtes de la São João tous les week ends du mois de juin. Personnellement, je me suis rendue à Gravata, à 60 km de Recife, avec une copine brésilienne. Un peu compliqué niveau déplacement, un peu petit comme espace et surtout un climat bien différent de celui de Recife : c'est simple, je n'avais jamais eu aussi froid au Brésil, endroits climatisés mis à part. 19 degrés + pluie = grippée pendant plusieurs jours ! Mais bon, ça valait le coup de connaître la Saint Jean brésilienne (même si j'ai ouï dire que dans une ville de l'Etat de Paraiba, la Saint Jean, c'est comme le Carnaval !!).

 

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- Maracaipe: même avec des vagues de 3 mètres, je voulais retenter le surf une dernière fois. Accompagnée de Thomas, mon pote français, je l'ai laissé aller surfer au loin pendant que je me faisais refouler encore et encore par la mer. "Ca va, j'ai compris", j'ai passé mon après-midi à prendre des photos et regarder les couleurs du ciel évoluer pendant que le soleil se couchait. Magique, même si en une après-midi j'ai failli me noyer (ba oui quand même !) et ai perdu mes tongs (volées), un short, un haut de maillot et un tshirt (oubliés) et que j'ai failli marcher sur un serpent.

 

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- Les derniers devoirs rendus, les dernières démarches administratives. Rendre les derniers devoirs écrits, présenter les derniers exposés (avec un portugais tout de même bien plus assuré qu'au premier semestre), récupérer les notes au service des relations internationales de la fac. Prendre le bus pour l'UFPE une dernière fois, boire un jus de graviola en bas du CFCH une dernière fois, et enfin, prendre le bus reliant la fac à mon immeuble, une dernière fois.

 

- Les adieux. Car oui, ce moment devait bien arriver. Prendre congé de mes amis étrangers, d'abord, étant une des dernières à rester. Les allers-retours à l'aéroport pour arriver à tant et dar um grande abraço entre les rires et les larmes à ceux qui ont partagé mon année, ne voulant pas imaginer mes propres sentiments au moment d'embarquer. Prendre congé de tous les endroits que j'ai fréquentés pendant un an, ensuite.  Dire au revoir au Recife Antigo et  à son Marco Zero en sortant du vieux théâtre Amarzem 14 à l'aube, avec les rameurs et les joggeurs profitant de la "fraîcheur matinale" pour s'entraîner. Aller une dernière fois voir un ami et son groupe de rock jouer au The Pub à Boa Viagem et reprendre en coeur les paroles de The Killers ou Oasis. Découvrir en un éclair le vieux cinéma  rénové São Luiz de Boa Vista et savoir qu'on n'y reviendra pas, surement avant un certain temps. Aller une dernière fois se balader à Olinda, redécouvrir les rues tant fréquentées pendant le Carnaval et maintenant si vide et si... petites ! Manger un dernier acarajé sur la Praça da Sé. Se poser une dernière fois sur un transat de la plage de Boa Viagem en jouant aux dominos et en mangeant un Açai na tigela.

 

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Voir une dernière fois les amis brésiliens. Au cours de ma fête de départ, pour beaucoup, ou au cours des dernières soirées recifenses, pour les autres. Regarder un dernier film avec mes collocataires. Boire une dernière caipirinha au Entre Amigos de Casa Forte. Et enfin boucler mes valises et partir direction l'aéroport. Voir plusieurs amis débarquer à l'improviste avec des cadeaux. Manger un dernier açai na tigela, même s'il est beaucoup moins bon que ceux de la plage. et en sachant très bien qu'avec ça, je ne pourrai pas dormir pendant le vol Attendre jusqu'au dernier moment les retardataires. Faire une tournée de câlins. Puis une deuxième. Cacher ses larmes. Et partir vers la salle d'embarquement, sans un regard en arrière. Et attendre une demi-heure l'embarquement, toute seule, agrippée à son portable pour envoyer et recevoir les derniers sms brésiliens, de ceux qui n'ont pas pu venir, de ceux qui sont venus.

 

Toutes mes expériences brésiliennes, bonnes ou mauvaises,  agréables ou difficiles, ont valu le coup. Et je recommencerais tout de la même manière, do mesmo jeito. Brasil, obrigada pra tudo o que me deu pra ver e pra vivir. Brésil, merci pour tout ce que tu m'as donné à voir et à vivre.

Par Morgann
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Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 17:25

 

Il y a quelques jours est paru dans un des journaux de Recife un article parlant de l'UFPE (Université Fédérale du Pernambuco, où je réalise mon échange). Et pas en n'importe quels termes, s'il-vous-plaît ! En effet, des chercherus de la "federal" ont récemment créé un virus artificiel de HIV, ce qui permettrait de développer un nouveau vacin thérapeuthique pour les porteurs du SIDA.

Le virus a, selon l'articlé, été obtenu par le moyen d'un clonage, en coupant et colant des parties d'ADN jusqu'à construire une genêse du virus du HIV inactivé.

Le développement de ce prototype pilote a bénéficié du soutien financier du Centers for Disease Control and Prevention d'Atlanta. En tout, 500 000 dollars utilisés dans l'aquisition de « reagentes » et le paiement des bourses ces 12 derniers mois.

L'équipe qui a créé le virus synthétique est la même que celle qui est en train de tester le vaccin thérapeutique. Le médicament est fait avec des cellules dendritiques, celles responsables de l'imunité de l'organisme.

Le professeur du département de génétique de l'UFPE, Sergio Corvella, explique que le vaccin autologue, fait à partir de sang extrait du patient que reçoit le médicament, est plus dispensé, mais plus cher. « Le patient réagit bien au vaccin autologue car le virus lui appartient. Mais il y a des dizaines de sous-types. Dans un virus synthétique, on peut inclure des variations génétiques de sous-types, permettant que le vaccin soit utilisé par un groupe plus grand de patients positifs au HIV ».

Un autre avantage du vaccin thérapeutique fait à partir d'un virus synthétique est la relation au confort du patient. C'est que, pour faire le vaccin avec des cellules dendritiques, le sang du patient est collecté en 10 sessions pour l'isolation du virus.

« Notre objectif final est d'arriver en 2011 à la fabrique de celulles dendritiques pour les thérapies vaccinales, déjà prête à fonctionner à l'UFPE.

La fabrique de cellules dendritiques sera selon le professeur Crovella une référence nationale dans ce domaine. Selon lui, la contribution du virus génétiquement fabriqué aidera à la production de vaccins à grande échelle.

 

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Il faut préciser que le Brésil est réellement un acteur de poids dans la lutte contre le virus du Sida. Je reprends  ici un article de l'Express, écrit par Michel Faure et Fernanda Levy, qui parle du Brésil comme un modèle d'efficacité pour l'hémisphère sud en matière de volonté politique, de prévention et d'accès aux trithérapies pour tous.


Depuis le début de l'épidémie du Sida, 196 000 infections ont été enregistrées au Brésil (mais il y aurait probablement 500 000 personnes porteuses du virus). 100 000 personnes sont déjà mortes et les 96 000 autres suivent une trithérapie, c'est-à-dire un "cocktail" de plusieurs médicaments, fabriqués sur place, sous forme de produits génériques.

Le gouvernement brésilien dépense en moyenne 4700 dollars par patient et par an pour financer les trithérapies (le même traitement coûte environ 12 000 dollars aux Etats-Unis ou en Europe). Grâce à ces traitements, les décès diminuent (50% de moins en 2000 par rapport à 1997). De plus, la progression de l'épidémie s'est ralentie par rapport aux projections de 1995 de l'Orgnaisation mondiale de la santé, avec une moyenne de 20 000 nouveaux cas chaque année, contre 40 000 prévus. 0,6% de la population adulte brésilienne est affectée par le sida.

Comment expliquer ces résultats jugés spectaculaires? Tout d'abord, la prévention. Le SIDA fait l'objet de campagnes constantes pour la camisinha (petite chemise, surnom du préservatif) et de publicités humoristiques. Ensuite, le droit pour tous les Brésiliens, garanti par la Constitution de 1988, aux soins qu'exige leur santé et donc à l'accès gratuit pour tous à tous les médicaments, y compris ceux des trithérapies. Le Brésil produit sur place la plupart de ces médicaments (sous forme de produits génériques) à des coûts inférieurs à ceux des molécules importées. Bon, il est clair que le système de santé brésilien est loin d'être parfait. Mais concernant les trithérapies, il semblerait qu'il soit très efficace.

D'ailleurs, cette politique brésilienne de copes de médicaments est au coeur d'un débat qui oppose droits de propriété logique de marché et liberté du commerce d'un côté et urgences nationales, morale publique et priorités humanitairesEn effet, il semblerait bien que les laboratoires des pays du "Nord' ne soient pas très contents que le Brésil, entre autres, se mette à produire ses propres médicaments et refusent ceux, beaucoup plus chers, des grands laboratoires. Ainsi, les Etats-Unis ont déjà porté plainte contre le Brésil pour atteinte à l'Accord sur les droits de propriété intellectuelle liés au commerce, qui impose des licences de 20 ans pour protéger ces droits.
de l'autre.

 

Au sein de ce débat, le Brésil a de nombreux alliés et est devenu une référence en matière de santé publique pour de nombreux pays du Sud.


Article en construction chers lecteurs !

 

 

 

Par Morgann
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 06:05

Aujourd'hui, je donnais un "cours" de conversation en français à mon prof de photo, sa femme et un étudiant en journalisme. Nous étions en train de parler des noms des différents magasins en France et des produits qu'on pouvait y trouver.

 

Nous en étions au poulet rôti quand ils se sont mis à rire en pensant à une expression brésilienne; la grande "caisse" où tournent nos chers poulets si délicieux est communément appelée au Brésil...

 

TV Cachorro, c'est-à-dire LA TELEVISION POUR CHIENS !

 

cf image ci-dessous :)

 

 

tvcachorro

Par Morgann
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 17:47

Tout n'est pas non plus tout rose au Brésil. J'ai posté beaucoup d'articles sur des sujets plutôt "légers" ou du moins, pas très "sérieux".Mais il ne faut pas oublier que le Brésil est un pays à plusieurs facettes, et que toutes ne sont pas aussi "positives".

 

Même si j'en avais déjà une petite idée, c'est vraiment en arrivant ici que je me suis rendue compte à quel point la consommation de crack faisait partie du quotidien de nombreux brésiliens. Et encore, il faut relativiser, ce n'est pas vraiment depuis mon quartier riche que je peux voir comment ça se passe en détails. Mais après avoir passé plusieurs soirées dans le vieux Recife, avoir vu des descentes de flics, des gamins défoncés ici et à Rio de Janeiro, et surtout avoir lu la presse, j'ai vraiment eu un aperçu de l'importance de cette drogue dans la société brésilienne.


Mais tout d'abord, qu'est-ce que le crack? D'après la définition de Wikipedia, le crack est le résultat de la purification par cristallisation de cocaïne lorsque celle-ci est dissoute dans de l'ammoniaque (technique la plus répandue car la plus simple), du bicarbonate de soude (moins répandu car les dosages doivent être exacts), ou de l'éther éthylique (ancienne technique qui n'est plus utilisée car trop toxique) ; et chauffée. Cette transformation chimique qui rend la cocaïne fumable lui donne alors l'apparence d'un caillou blanc ou jaunâtre qu'il faut rincer à plusieurs reprises avant de consommer : on dit que la cocaïne est basée   autrement dit transformée en crack.
Le crack provoque des effets et des conséquences similaires à la cocaïne, mais plus violents, rapides, et brefs.   Il provoque une montée immédiate qui se caractérise par une forte stimulation mentale et une impression de rêve qui s'achève à la descente et ne peut continuer qu'avec une nouvelle prise. Il est alors difficile de ne pas renouveler la dose. La descente (l'état qui suit la défonce) est connue pour être pénible : dépression, anxiété, épuisement, mal-être. L'usage régulier entraîne des hallucinations, une agitation et un comportement violent, une irritablilité ainsi qu'une anxiété, provoquant parfois un épisode de psychose paranoïde voire un état suicidaire, particulièrement après une consommation excessive. Les usagers réguliers restent soumis à des altérations de l'humeur plusieurs mois après l'arrêt.

 

crack

 

Mais contrairement à la cocaïne, il se trouve que le crack au Brésil est plutôt "bon marché" et est donc considéré comme la drogue du pauvre : la majorité des consommateurs vivent dans les communautés, les favelas ou dans la rue. Si je me souviens bien, la pierre doit coûter dans les 5 reais (2 euros). Mais bien sur, un drogué au crack consomme plusieurs pierres par jour et doit donc avoir l'argent nécessaire pour s'en acheter. Or, ce n'est pas en étant vendeur ambulant ou sans-emploi que l'on peut se fournir. Les drogués vivant dans les communautés et favelas, au fur et à mesure que leur consommation augmente, finissent donc par voler au sein de leur propre famille de l'argent, du mobilier et des vêtements pour les revendre et pouvoir acheter leur crack. 

Le cas d'un garçon de 21 ans venant d'une des communautés de la ville a été particulièrement relaté par la presse locale : sa mère, ne pouvant plus supporter les vols d'ustensiles et d'argent, a fini par mettre un somnifère dans la nourriture de son enfant et par l'enchaîner à l'intérieur de la maison pour l'empêcher de sortir et de consommer de la drogue. La police a été appelée, le gouverneur s'en est mêlé et finalement, le garçon a pu obtenir une place en centre de désintoxication, ce que lui même désirait pour arrêter de se droguer et de voler sa propre famille. Au final, il a tenu 8 jours avant de partir et de recommencer à prendre du crack. Quelques jours après, il était poursuivi par deux hommes à qui il devait surement de l'argent. Il a été tué de 31 coups de feu à l'intérieur de la maison de son ex-compagne.

 

Les assassinats relatés dans les journaux sont en majorité reliés au problème du crack: il s'agit la plupart du temps de jeunes garçons consommateurs de crack et dont on retrouve les corps en marge de la communauté. La violence qu'on perçoit donc depuis la France concerne en fait en majorité les milieux populaires et pauvres, en lien avec la drogue.

 

La plupart des gens vivant dans la rue finissent par consommer du crack. A Rio, avec mes parents et mes frères, nous avons ainsi vu tous les jours des gamins allongés au milieu du trotoir, surement trop défoncés pour aller plus loin. Dans le Antigo, à chaque fois des gamins totalement shootés viennent nous demander de l'argent. Au début, n'ayant pas capté que ce n'était pas forcément pour s'acheter à manger, je leur donnais. Maintenant, non. A Salvador, nous avions ainsi avec des amis étrangers, donné de l'argent à des gamins qui avaient l'air de crever de faim. Avant qu'on nous dise, trop tard, qu'ils allaient échanger la nourriture achetée (lait et biscuit) auprès de mères vivant dans la rue avec leur bébé contre du crack.

Généralement, ces gamins n'ont pas plus de 15 ans. Et n'iront surement pas beaucoup plus loin.

Un étudiant de l'UFPE m'a ainsi raconté qu'il y a quelques années, il y avait beaucoup plus de mendiants dans le vieux Recife. Et puis le crack est arrivé, et ils ont presque tous disparus. Pour la plupart morts.

 

D'après des études, le crack serait maintenant la drogue la plus consommée à Rio (près de 60% des consommateurs de drogue en 2009 consommeraient du crack), détrônant la cocaïne. Pourtant, les gros trafiquants faisant la loi dans les favelas ne vendent pas de crack : l'espérance de vie des clients est trop courte, les consommateurs meurent trop vite. Souvent, le crack est donc interdit au sein même des favelas et est très mal vu par les habitants.

 

Voilà chers lecteurs, je voulais juste vous donner un aperçu d'un problème récurant au Brésil. Des structures sont mises en place pour aider les consommateurs à décrocher (beaucoup se sont d'ailleurs dirigé vers ces structures après la mort du garçon de 21 ans, dont le frère de celui ci qui a avoué être viciado), mais elles sont souvent mal coordonnées, sans beaucoup de moyens et chacune exerce son propre programme d'aide, sans supervision extérieure. Pour vous donner une mesure de l'ampleur du problème, le gouverneur du Pernambuco a décidé de décréter la lutte contre le crack mission numéro un de l'Etat fédéré, après avoir dit "avoir le sentiment d'avoir perdu la guerre contre le crack" après le meurtre du garçon.

Par Morgann
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- Tu num vaaaaaaaaaaaaai !!!
- E ai carai ! Tudo bom ?! Tudo certo e contigo?!
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- Mermãoooo
- Tou afim de ...
- é Carnavaaaaaal!
- Beleza !

- Foi foda po !

- Ja foi ja?!

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- Rap das Armas - BO Tropa de Elite
- Little Sister - Queen of the Stone Age
- 1901 - Phoenix
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- Soldados - Legião Urbana

-Fiel é o caralho - Gaiola Das Popozudas
 (mais ça c'est plus pour rire ;))

 
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